Dans la semi-obscurité des sanctuaires où s'obstinent à papillonner les étincelles de ferveur des fidèles, dans les cours des monastères où se dansent à ciel ouvert les éternelles interrogations existentielles, dans le secret des autels familiaux, la somptueuse rhapsodie de la foi tisse sa mélodie de pourpre et d'or. Et quand s'élève l'appel mystérieux des trompes ou le répons des conques marines, quand monte des profondeurs la mélopée modulée d'une voix humaine, il y a comme un voile qui tombe : brèche vers l'imaginaire au seuil de la mémoire, ou des rêves, un monde plus réel d'être ce que chacun en fait - au-delà vibre le Tibet .... [ à suivre ]