C'est sans doute d'être perché si haut, à l'abri d'une ceinture de montagnes rudes à traverser, loin du grouillement humain des basses plaines, que le territoire tibétain est ainsi imbibé de lumière. A ces altitudes - ces vastes plateaux s'étalent à hauteur du Mont-Blanc - l'horizon se dérobe à mesure que l'on s'en rapproche, pour soudain buter sur un sommet sacré, plonger à l'improviste dans une cascade vénérée, ou s'ouvrir d'un coup béant en une sinueuse déchirure balayée par les vents .... [ à suivre ]