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Cinéma indien

Cinéma indienL’histoire du cinéma indienW débute le 7 juillet 1896 par la projection de six courts métrages des frères Lumière à l’hôtel Watson de Bombay. En 1912, Dadasaheb PhalkeW, que l’on considère comme le père du cinéma indien, tourne le premier film de fiction, Raja Harishchandra, un épisode du Mahābhārata.

Dès les années 1930 et l’apparition du cinéma parlant, la production annuelle dépasse 200 films. En 1931, Alam Ara, avec ses dialogues en hindi et ses sept chansons, est le modèle de ce que deviendra la majeure partie de la production indienne. Le cinéma indien connaît un certain succès international à la sortie de Pather Panchali du réalisateur bengali Satyajit RayW en 1955.

Dans les années 1950, le cinéma indien connaît un âge d’or, avec des réalisateurs qui deviendront des classiques comme Raj KapoorW ou Guru DuttW. Mais les portes du marché international ne s’ouvrent réellement qu’au début des années 2000, grâce au succès de LagaanW, La Famille indienneW et de DevdasW.

L’Inde est aujourd’hui le premier producteur de films avec 900 par an. D’un côté, la tradition d’un cinéma d’auteur, d’artistes, associé à un nom (Satyajit Ray), à une région précise, le Bengale, et à une ville, Calcutta, modèle qui a ensuite favorisé la constitution d’un cinéma régional, surtout au sud de l’Inde. De l’autre, un cinéma musical commercial, chanté et dansé, qui a pour berceau historique une autre ville, Bombay (« Bollywood » est la contraction de Bombay et de Hollywood) et une autre langue, l’hindī.

Impossible pour Hollywood de concurrencer Bollywood. En effet, l’Inde produit chaque année plus de 300 films et la production augmente d’année en année. Les films sont produits en hindi à Bombay (Bollywood), en tamoul à Madras, en malayalam à Trivandrum, en bengali à Calcutta, en oriya à Bhubaneshwar, en assamais et en manipuri à Guwahati, en kannada à Bangalore, sans parler des films en panjabi, en gujrati, en rajasthani, en haryani et en népalais qui sont produits dans les studios des grandes villes. De tous, Bollywood est sans conteste la vitrine de l’industrie cinématographique. C’est Bollywood qui donne le ton, crée les superstars et divertit le pays tout entier. Le film « Kaho na pyar hai » (dis-moi que tu m’aimes), sorti en 2000, détient le record mondial d’entrées dans les salles de cinéma. Ce film a consacré le superstar Hritik Roshan, qui fait craquer des milliers de jeunes filles et dont les posters se vendent à prix fort. La musique du film s’est vendu à des millions d’exemplaires non seulement dans le sous-continent, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie du sud-est, en Afrique du Nord, en Afrique du sud et même en Angleterre.

La comédie musicale romantique est le genre le plus populaire des films en hindi. Le thème classique est la rencontre entre un garçon riche et un fille pauvre ou inversement. Pour comprendre un film bollywoodien pas besoin de comprendre la langue ou d’avoir un QI élevé car les bons ont l’air gentils, les mauvais ont l’air méchants et les plaisantins sont comiques. Le film comporte généralement une dizaine de chansons et plusieurs histoires en parallèle, … et même lorsque l’histoire est très compliquée, elle se termine toujours bien.

Grâce à leurs clubs de fans, des acteurs et actrices indiens sont devenus des politiciens, à l’instar de l’Etat du Tamil Nadu qui est gouverné par des vedettes du cinéma depuis plus de trente ans.