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Littérature indienne

L’anglais est pratiqué en Inde par environ 50 à 80 millions de personnes (entre 5 et 8% de la population).

Il sert de langue de communication entre des indiens parlant différentes langues maternelles, c’est la seconde langue de la presse indienne (200 quotidiens) et c’est aussi une importante langue de création littéraire.

C’est d’ailleurs dans l’Inde actuelle qu’on compterait le plus grand nombre d’écrivains en langue anglaise de la planète.


Quelques auteurs indiens marquants :

  • Bankim Chandra ChatterjeeW (1838-1894) est un des auteurs les plus illustres du mouvement souvent appelé Renaissance indienne ou bengalie au XIXe siècle,
  • Rabindranath TagoreW (1861-1941) est celui à qui revient le mérite d’avoir propulsé la richesse de la culture indienne sur la scène internationale (Prix Nobel de littérature en 1913); la traduction par André Gide de l’Offrande lyrique, son grand recueil de poèmes mystiques est devenu un classique,
  • R.K. NarayanW (1907-2001), né dans une famille brahmane de Madras est considéré comme le père fondateur de la modernité littéraire indienne,
  • Anita DesaiW (née en 1937) est considérée comme la pionnière du roman psychologique indien; elle porte un regard sensible sur son pays marqué par l’humour et l’esthétisme,
  • Salman RushdieW (né en 1947 à Bombay) est le romancier le plus remarquable de sa génération; son style narratif, mêlant mythe et fantaisie avec la vie réelle, a été qualifié de réalisme magique; dans Les enfants de minuit (1981), couronné par le Booker Prize, il propose une chronique à la fois comique et tragique des enfants de l’Indépendance; avec Le dernier soupir du Maure (1996) et Shalimar le clown (2005), il poursuit son exploration de l’Inde et du monde,
  • Vikram SethW (né en 1952 à Calcutta) a écrit avec Un Garçon convenable (1995) un des plus longs et plus beaux romans sur l’Inde des années 1950 vue à travers la vie de quatre familles,
  • Amitav GhoshW (né à Calcutta en 1956) s’est fait reconnaître par un brillant premier roman Les Feux du Bengale (1986); dans Le pays des marées (2006) ses personnages évoluent dans les îles du Golfe du Bengale,
  • Arundhati RoyW (née au Kerala en 1961) a reçu le Booker Prize pour Le Dieu des petits riens (1987), saga familiale et réflexion sur les liens familiaux, la transgression, la mémoire et la mort.
  • Gita MehtaW (née à New Delhi en 1947) écrit des livres qui gravitent toujours autour de la culture de l’Inde, son histoire et la perception occidentale de son pays; dans La Maharani (1990) il narre la destinée d’une femme indienne de la fin du XIXe siècle à l’Indépendance; dans Le Serpent et l’échelle (1997), il dresse un portrait complet de l’Inde moderne, sans compromission,
  • Kiran DesaiW (née en 1971 à New Delhi, fille d’Anita Desai) est la plus jeune femme à remporter le Booker Prize pour son superbe roman La Perte en héritage (2007).

L’Inde a inspiré nombre d’écrivains, qui l’ont utilisée en toile de fond ou comme un personnage à part entière de leurs œuvres :

  • Pierre LotiW décrit son voyage à travers l’Inde du XX siècle dans L’Inde sans les Anglais (1903),
  • Pier Paolo PasoliniW livre dans L’Odeur de l’Inde (1962) une suite de sensation et d’émotions relatives à son voyage en Inde en 1961,
  • Marguerite DurasW décrit la vie des diplomates de l’ambassade de France à Calcutta dans Le Vice-Consul (1963); la mousson et son impact sur les Occidentaux y sont décrits de façon saisissante,
  • Régis AiraultW raconte le syndrome indien qui touche bien des Occidentaux dans Fous d’Inde (2000),
  • William DalrympleW propose une compilation de souvenirs glanés sur une dizaine d’années dans L’Âge de Kali : à la rencontre du sous-continent (2004),
  • William Sutcliffe dresse un portrait divertissant et réaliste du monde des voyageurs à petits budgets en Inde dans Vacances indiennes (2005),
  • Dominique FernandezW offre une vision plus récente du pays en mettant en perspective son expérience de l’Inde entre 1984 et 2004 avec celle de Pasolini dans Sentiment Indien (2005)