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13. Khajuraho

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KhajurahoKhajurâho est le nom populaire donné à une très ancienne ville sacrée, Kharjûravâhâka, la « Cité des palmiers-dattiers » (il n’en reste plus guère de nos jours). La région alentour, relativement sèche, est peu peuplée et n’est fertile que juste après les pluies de la mousson.

On pense que la cité fut fondée au IXe siècle comme capitale religieuse de la dynastie des ChandelaW. La plupart des temples furent édifiés entre 950 et 1050 (certains datent du XIIIe siècle). Ils représentent un des sommets de l’art indien, tant pour la perfection de leur pln et de leur construction que pour la qualité de leur décoration sculptée. Ils sont de dimension modeste, le plus grand mesurant à peine 30 m de long, et sont construits de blocs de grès beige et rosé. Au XIVe siècle, les musulmans du Sultanat de Delhi pillent et incendient la cité. Leur capitale religieuse détruite et leurs grandes cités occupées, les Chandela perdent alors toute importance historique.

Khajuraho se fait oublier, s’abrite au sein de la jungle, se terre de crainte que l’envahisseur iconoclaste ne vienne ravager ses sanctuaires. La jungle envahit peu à peu Khajuraho; le terre recouvre en partie ses temples et les dissimule. Les intempéries tropicales détruisent les palais et maisons de terre et de bois qui, abandonnés, ne sont plus reconstruits. Seuls quelques paysans s’acharnent à reconstruire leurs maisons d’adobe et de bouse, perpétuant la vie dans un pauvre village, résidu d’une cité autrefois prospère et riche, mais dont le souvenir s’est perdu … Il faut attendre les années 1830 et l’arrivée de coureurs de brousse anglais pour découvrir le site et des travaux d’une quinzaine d’années, au début du XXe siècle, permettront de les dégager..

Les temples qui autrefois miraient leur haute silhouette dans les eaux des lacs, se dressent maintenant solitaires au milieu de pelouses entretenues avec peine. On a peine à imaginer qu’il fut un temps où se dressait là une ville glorieuse entourée de murs, peuplée de palais décorés et de maisons, aux rues bruissantes de l’activité des brahmanes et des prêtres jaïns, des cavaliers et des marchands. où sans cesse processions et cérémonies déroulaient leurs fastes colorés entre les quelques 85 temples revêtus de brillantes couleurs et dédiés à toutes les divinités d’un hindouisme alors triomphant.

Parsvanath, le plus vaste des temples jaïns, est l’un des plus beaux. Un son et lumière est organisé tous les soirs à 18h30. Unesco


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