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Economie de l’Inde en 2010

Lorsqu’il devient Premier Ministre en 2004, le sikh Manhohan Singh fait de la stabilité économique l’un de ses grands objectifs. Ancien ministre des Finances, il est l’instigateur du virage pris par l’économie indienne au début des années 1990, à la suite de mesures de libéralisation révolutionnaires. Le pays enregistre l’une des croissances les plus rapides du monde – autour de 8% ces dernières années. Pourtant, des pans entiers de la population ne profitent que très peu de ce boom et le principal défi pour le gouvernement consiste justement à répartir équitablement les effets de la prospérité économique de l’Inde. Une tâche difficile, sachant que le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser et que la misère continuera de croître tant que le taux de la croissance démographique dépassera celui de l’économie.

Evolution des indicateurs économiquesEn 2010, l’économie de l’Inde est la 12e mondiale avec un PIB de presque 1200 milliards de $ (18% agriculture, 22% industrie, 60% services).

Son PIB représente 2% du PIB mondial, mais ne se traduit que par un revenu par habitant d’environ 1000 $. L’indice de développement humain (IDH) place le pays au 134ème rang (sur 182 pays) et le tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté (75% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour).

Deux tiers de la population vit en milieu rural et l’agriculture occupe la moitié de la population active (52% agriculture, 14% industrie, 34% services).


Carte de Importations ExportationsL’Inde occupe :

- le 21e rang mondial des exportateurs de marchandises, avec 1,3 % des exportations mondiales (176 milliards $) : produits manufacturés (66 %), carburants et produits miniers (21 %) et produits agricoles (10 %).

- le 14e rang mondial des importateurs de marchandises, avec 2 % des importations mondiales (287 milliards $) : produits manufacturés (47 %), carburants et produits miniers (38 %) et produits agricoles (6 %).

L’Union européenne est à la fois son premier client et son premier fournisseur devant les Emirats, les Etats-Unis, la Chine et l’Arabie Soudite.

Carte des aires agricoles

Agriculture

L’Inde est le 4ème producteur agricole mondial :

  • 1er producteur de millet, viandes bovines, lait, noix de cajou, noix de coco, thé, gingembre, banane, sapote et poivre noir,
  • 2e producteur de riz, blé, canne à sucre, arachide et poissons d’eaux douces (la superficie agricole indienne est cultivée pour moitié avec du riz ou du blé, qui représentent 18% de la valeur de la production agricole),
  • 3e producteur de caoutchouc naturel, fibres de coton, viandes ovines et tabac.





Industrie

L’Inde est le 4ème producteur mondial de fer, le 8e producteur d’acier et le 3e producteur de charbon et de lignite.

Services

L’Inde est devenu le centre mondial des technologies de l’information. Elle est le premier vendeur de services en technologies de l’information devant l’Irlande et les Etats-Unis. Elle est la destination privilégiée des délocalisations du fait d’une main d’œuvre très bon marché et très qualifiée. Le secteur de l’informatique emploie plus de deux millions de personnes.

Carte des associations régionales pour le développement économiqueL’Inde contribue à former un « bloc du sud » au sein de l’OMC en s’alliant avec les pays du sud, la Chine, l’Afrique du Sud et le Brésil pour contenir la globalisation.

Elle fait partie de la SAARC, South Asian Association for Regional Cooperation avec l’Afghanistan, le Bhoutan, le Bangladesh, le Pakistan, le Népal, le Sri Lanka et les Maldives.







L’Inde, puissance mondiale du software

La florissante industrie des technologies de l’information est née pendant le boom des années 1990. S’appuyant sur une classe moyenne hautement qualifiée et sur le faible coût du travail (un ingénieur indien coûterait 15 000 dollars par an contre 75 000 dollars pour un américain), elle a fait de l’Inde l’un des acteurs majeurs du monde des nouvelles technologies.

Ce secteur emploie aujourd’hui plus d’un million d’indiens et génère deux millions d’emplois indirects. Ajoutée à la délocalisation massive des centres d’appels des grandes entreprises occidentales, l’immense portée de cette révolution dans un pays où l’économie était autrefois vacillante devient évidente. L’ industrie du IT en Inde était estimée à 60 milliards de dollars en 2009.

Le boom des technologies de l’information a métamorphosé des villes comme Hyderabad – souvent surnommée Cyberadad par ses habitants – et Bangalore – la Silicon Valley indienne – devenues leaders mondiaux du marché. Le Tamil Nadu, le Kartnataka et l’Andhra Pradesh produisent aujourd’hui plus de la moitié du software indien destiné à l’exportation, même si la domination du sud est aujourd’hui menacée par l’essor de nouveaux centres comme Pune, Mumbai, Kolkata et Ahmedabad.

Cette explosion des technologies de l’information a engendré une nouvelle classe de cadres indiens. Ces jeunes professionnels sont souvent des célibataires qui n’ont pas la trentaine ou tout juste. Ils n’investissent plus leur argent comme autrefois – dans l’aménagement de leur foyer et de leur retraite – mais apprécient les bons restaurants, le shopping et les voyages, auxquels ils consacrent une bonne partie de leurs revenus.

Effectifs et résultats des principaux groupes indiens en 2006-2007

TATA CONSULTANCY SERVICES : 94 000 personnes dans 47 pays / CA de 4,3 milliards $ (premier exportateur local de services informatiques)
WIPRO : 70 000 salariés dans 29 pays / CA de 3,13 milliards $
INFOSYS :78 000 salariés dans 21 pays / CA de 3,1 milliards $
SATYAM COMPUTERS LIMITED : 4 000 salariés dans 55 pays / CA de 1,5 milliard $.

Planète IT Inde sur 01net

L’Inde, future puissance de demain (2003)

« Le dessous des cartes« , magazine géopolitique de Jean-Christophe Victor