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Les mots-clés de l’hindouisme

Les mots-clés de l’hindouisme
 

Atman : le principe individuel ou le Soi.

Brahman : le principe absolu, unique, universel, cause suprême de l’univers; le but ultime de la vie humaine est la réintégration de l’atman dans le brahman. L’absolu sans forme étant difficile à concevoir, le Brahman est divisé en fonction des trois étapes de l’existence : création, préservation et destruction. Tout dans notre univers doit passer par ces trois étapes, que ce soit une étoile, un microbe ou un être humain. Toute chose a un commencement et une fin, c’est une loi universelle immuable. Dans la trinité hindoue, Brahma préside à la création, Vishnou à la préservation et Shiva à la destruction.

Dharma : dans la philosophie hindoue, ce mot désigne plusieurs choses : la Loi, ensemble des règles qui gouvernent l’ordre social et moral, le Devoir social ou  religieux, la vertu, …Chaque individu a un devoir personnel et primordial de s’acquitter de son dharma; le Dharma est mis en danger par trois péchés : la luxure, la convoitise et la colère.

Maya : l’illusion qui cache la réalité et fait apparaître l’un comme multiple.

Samsara : la transmigration du principe individuel (atman) entrainé dans le cycle perpétuel des réincarnations, d’existence en existence.

Karma : le poids des actes qui entraine l’atman dans le samsara; les actes conditionnent automatiquement l’incarnation suivante.

Moksha : la libération finale qui permet d’échapper au samsara; elle équivaut à réaliser l’identité entre l’atman et le brahman. C’est le souci primordial de tous les systèmes philosophiques et religieux.

Bhakti : parmi les diverses voies de salut, l’une des plus populaires est la bhakti (dévotion); elle est basée sur les sentiments d’affection intense et désintéressée pour Dieu. Ainsi le dévot (bhakta) se choisit un dieu personnel, par exemple Krishna, avec lequel il entretient des rapports dualistes d’amour confiant. Il se voit comme l’ami du jeune bouvier, ou comme l’amante du jeune joueur de flûte, ou encore comme la mère de Krishna enfant … Dans son désir d’être perpétuellement immergé dans la présence divine, le bhakta en vient à croire qu’il est le seul à voir Krishna devant lui.

Yoga : diverses voies (également appelées yoga) s’offrent au fidèle pour se développer spirituellement et atteindre la délivrance. En fonction de ses aptitudes, celui-ci choisit la voie de la connaissance discriminatoire (jnana), de la dévotion (bhakti), de la réalisation d’actes justes (karma) ou de l’ascèse (raja yoga et hatha yoga).

Puja : dès le matin, une fois lavé et purifié, le fidèle accomplit la puja (adoration) aux dieux personnels sur l’autel familial ou au temple;  il commence alors par annoncer sa présence en faisant sonner une cloche suspendue au plafond à l’entrée du temple qui aide à oblitérer les sons externes permettant au fidèle de se concentrer; ensuite il honore le dieu en brûlant des bâtonnets d’encens, en offrant des fleurs, des sucreries, des fruits ou du riz, et en récitant quelque mantra (formule sacrée). Le prêtre (ou lui-même) appose une marque (tilak) faite de pâte rouge ou jaune sur le front, à l’endroit, entre les sourcils, où se trouverait un troisième œil spirituel; à la fin de la prière, il fait le tour du déambulatoire dans le sens des aiguilles d’une montre pour absorber l’énergie de l’aura qui entoure la divinité. Dans les temples, les cérémonies religieuses ont lieu toute la journée commençant avec le réveil du dieu, suivi par son bain et ses repas, et ne se terminant que lorsqu’il se retire pour la nuit.

Aum/Om : au commencement de la création est tout d’abord apparu le son Ommmm… c’est la syllabe sacrée qui symbolise le Brahman ou l’Âme universelle et contient en elle tout l’univers, le passé, le présent et l’avenir, allant même au-delà du temps.  C’est l’essence de tout ce qu’il y a de plus sacré dans la pensée hindoue. On l’invoque en début de la méditation, au commencement et à la fin des prières, pendant la pratique du yoga.

Ahimsa : doctrine hindoue de la non violence et du respect absolu de toute créature vivante, l’Ahimsa est probablement à l’origine du végétarisme, de la protection des vaches et d’autres animaux. Cette doctrine est scrupuleusement respectée par les jaïns, comme elle le fut par le Mahatma Gandhi.

Ashram : désigne l’ermitage d’un ascète ou celui d’un gourou à la tête d’une école religieuse.

Chakra : dans le Kundalini Yoga, les chakras sont des centres mystiques situés dans les différentes parties du corps

Gourou : guide spirituel qui dirige ses disciples sur la voie spirituelle vers la réalisation finale; un vrai gourou ne cherche pas la publicité et ne court pas après les disciples, c’est le disciple qui cherche son gourou; avant de l’accepter, celui-ci le fait passer par différentes épreuves et peut même le rejeter; une fois accepté, le disciple doit rester fidèle à son gourou pour la vie; idéalement il reste avec son gourou pendant douze ans; au début de cette relation, le gourou très fréquemment s’efforce de détruire l’ego du disciple pour lui substituer une nouvelle conscience.

Incarnation (avatar) :un avatar est la descente d’une divinité sur la Terre. Les plus vénérés sont les avatars de Vishnou : Rame et Krishna, héros épiques et demi-dieux.

Salagram : la salagram est un ammonite fossilisé. Considéré comme une représentation naturelle de Vishnou, il est particulièrement sacré aux yeux des brahmanes. D’après l’Atharda Veda, une maison brahmane qui ne possède pas de salagram est aussi impure qu’un cimetière. On les trouve dans la rivière Gandak au Népal; de couleur noire ou foncée, ils sont striés, perforés et arborisés. Les dessins tracés par les stries suggèrent les diverse formes de Vishnou. Un salagram portant la marque d’un disque est capable de conférer bonheur, santé, richesse et enfants. Celui qui est à moitié ouvert absout de tous les péchés. Le plus recherché est celui qui est perforé par les vers. Fréquemment enveloppé d’un tissu, il est oint et parfumé.

Shakti : dans la philosophie hindoue les dieux représentent la matière et les déesses l’énergie; des deux polarités qui soutiennent l’univers – dynamique et statique – les déesses représentent la nature dynamique du cosmos.

Mantra : formule ou hymne sacré utilisé dans la prière rituelle et la méditation pour évoquer la présence d’une divinité particulière. Le mantra peut être composé d’une ou plusieurs syllabes et ce n’est que lorsque le mantra est correctement récité que la divinité viendra habiter son image répondant à l’appel des dévôts

Yantra : forme visuelle du mantra. D’après un texte tantrique, le mantra est l’âme du yantra, tout comme la divinité est l’âme du mantra. La différence entre mantra et divinité est du même ordre que la différence entre corps et âme. Nombre de yantras sont des dessins géométriques superposés et centrés sur un même point; les triangles (signe de la yoni) étant les plus fréquents. La présence divine qu’ils recèlent en fait des objets d’aodration. Les yantras sont souvent confondus avec les mandalas, mais les premiers se rapportent à une seule divinité alors que les derniers peuvent en contenir plusieurs en même temps.

Mandala : représentation de l’univers sous la forme d’un diagramme qui peut être de dimension réduite comme une peinture ou grand comme un temple; souvent circulaire, un mandala est consacré à une divinité centrale entourée d’autres divinités; les cercles sont parfois disposés dans un carré avec, à chaque orient, des portes gardées par des mantras que seuls peuvent franchir les initiés connaissant les formules.

Nirvana : état d’extinction de l’être individuel, union de l’âme pure avec le Brahman; état de béatitude résultant de la cessation du cycle infini des naissances, des morts et des souffrances de la condition humaine. Dans la philosophie bouddhiste, c’est la ‘bodhi’ qui mène au nirvana; les jaïns utilisent le terme ‘kaivalya’.

Sadhu : nom donné aux ascètes et aux saints hommes de religion hindoue qui se sont retirés de la vie sociale, renonçant à leur caste, à leurs biens et au pouvoir dans le but de se consacrer à la réalisation de l’Absolu (Brahman). Dans apparence, le saddhu s’inspire des images de Shiva avec sa chevelure emmêlée et son corps couvert de cendres. Comme celles du dieu, sa chevelure et sa barbe ne sont ni démêlées ni coupées. Il marque son front de trois lignes faites de cendres ou pâte de santal; celles-ci sont verticales pour les vishnouïtes et horizontales pour les shivaïtes.

Shiva Linga : symbole de l’énergie vitale et créatrice de Shiva, le linga est l’objet de culte le plus vénéré par les Shivaites. Symbole phallique représentant l’acte divin de création, il est associé à son support, la yoni, symbole de l’organe féminin. Les fidèles doivent le maintenir constamment humide en versant de l’eau dessus. On l’oint également de beurre et de miel et on décore avec des fleurs.

Swatiska : symbole très ancien datant de la période védique (4500-2000); symbole faste pour les hindous signifiant ‘cela est bon’ en sanskrit, lorsque les quatre barres terminales de la croix sont orientées vers la droite (dans le sens des aiguilles d’une montre). Il est apposé sur les portes des maisons qu’il protège contre les mauvais esprits; Sur le plan symbolique, il est associé à Vishnou.

Tantra : alors que l’hindouisme orthodoxe met l’accent sur la renonciation et l’abstinence comme moyen d’atteindre la délivrance, le Tantra représente l’ensemble des doctrines hindoues et bouddhistes autorisant ce qui est interdit dans la religion orthodoxe, à condition que cela soit sanctifié par un rituel.  Les tantriques sont des adorateurs de la Shakti (énergie divine féminine). Dans certaines circonstances,  l’union sexuelle (individuelle ou en groupe) peut symboliser l’union du fidèle avec la Shakti.

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