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Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi ? Comment ?
 

Pourquoi le teint de Vishnou (et de ses incarnations) est-il bleu ?

Le teint bleu est sans doute lié à l’association de la divinité avec l’eau. Dans l’hindouisme, la peau bleue est également associée aux êtres qui font preuve de profondeur de caractère et d’endurance dans le combat.

Pourquoi les dieux hindous ont-ils des bras multiples ?

Afin de donner une idée plus convaincante des pouvoirs des divinités, l’iconographie religieuse a choisi de les représenter avec des bras multiples, chaque bras tenant un attribut symbolisant un pouvoir, une fonction ou un principe de cette divinité. Parfois les gestes remplacent les attributs; ces gestes symbolisent la nature de la divinité – charitable si les doigts sont tournés vers le bas, protectrice s’ils pointent vers le haut.

Pourquoi les hindous évitent de se marier en été ?

Les dieux dorment pendant quatre mois de l’année de juin-juillet à octobre-novembre. Durant cette période, il n’est pas conseillé de célébrer les mariages, les fiançailles ni autres événements heureux. Le jour qui marque le réveil des dieux est fêté joyeusement.

Le Neem, arbre miracle ?

Originaire de l’Inde le Neem ou margousier est utilisé depuis des siècles dans l’agriculture et la médecine indiennes. Il pousse facilement sur des terres fatiguées et en restaure la fertilité. Bien avant les pesticides chimiques, les agriculteurs indiens protégeaient les récoltes avec des extraits de fruits et de feuilles de Neem; l’huile de Neem empêche la multiplication des insectes qui attaque les rizières et réduit le nombre de parasites les graines de Neem éloignent les mites, les chenilles et les locustes du désert. Ces vertus sont dus à la présence d’azadirachtin qui neutralisent 200 espèces d’insectes responsables de la destruction des récoltes. Le Neem est également utilisé comme médicament pour guérir de la lèpre et d’autres maladies; il est prescrit contre les éruptions de la peau, la variole et les troubles de l’estomac; l’huile de Neem sert aussi d’agent contraceptif et est dépourvu d’effets secondaires. Aujourd’hui encore, les branches de cet arbre sont utilisées comme brosses à dents dans les zones rurales.

Les couleurs ont-elles un sens ?

Les couleurs jouent un rôle très important dans la religion et la culture indiennes :

  • le rouge est la couleur la plus utilisée dans les occasions de réjouissance (naissances, mariages, fêtes, …) ; les femmes mariées portent un point rouge sur le front et se teignent la raie des cheveux avec de la poudre vermillon; c’est également la couleur de l’énergie et des prouesses; on revêt aussi de rouge les femmes mariées au moment de brûler leur corps
  • le safran (symbole du feu et de la pureté qui en découle) est la couleur des ascètes et saints hommes qui ont renoncé au monde et cherchent l’illumination
  • le vert représente la nature; apaisante pour l’esprit et pour les yeux, elle est symbole de paix et de bonheur
  • le jaune, couleur du printemps qui vivifie les êtres, représente la connaissance et l’érudition; elle est aussi associée au bonheur, à la paix et à la méditation
  • le blanc emprunte aux 7 couleurs qui le composent les qualités de chacune; Saraswati est toujours représentée vêtue de blanc, assise sur un lotus blanc; les veuves hindoues portent des vêtements blancs en signe de deuil
  • le bleu nous entoure en haut dans le ciel, en bas dans les océans, les fleuves et les lacs; Rama et Krishna, les incarnations de Vishnou, dont le but était de vaincre le mal et de protéger l’humanité, sont représentées avec un teint bleu, couleur qui symbolise le courage, la virilité la profondeur et la stabilité.

Pourquoi le Gange est-il sacré ?

L’importance de l’eau du Gange est attestée depuis des temps immémoriaux aussi bien auprès des rois hindous que chez les souverains musulmans ou les officiers britanniques. Les expériences faites sur l’eau du Gange prise au delà de Haridwar possède une capacité étonnante d’auto-purification et a une effet sur les bactéries et les germes du choléra; les chercheurs ont trouvé que cette eau éliminait les substances polluantes qui y étaient déversées 25 fois plus vite que l’eau des autres fleuves; on a remarqué dans les échantillons prélevés dans le lit du Gange que les bactéries étaient détruites au bout de 15 jours grâce à la présence de bactériophages s’attaquant à plusieurs organismes et lus particulièrement aux larves de moustiques; on a aussi trouvés des minéraux lourds possédant des propriétés bactéricides comme l’argent, le fer, le cuivre, … Le fait que l’eau du Gange puisse rester pure longtemps est du à la présence de petites quantités de minéraux radio-actifs comme le Bismuth 214; Mais l’eau du Gange en deçà de Haridwar est maintenant si polluée qu’elle n’est plus propre à la consommation.

Maharaja, Maharana, Maharaval ?

Les maharajas règnent à Bikaner, Jodhpur, Jaipur, les maharavals à Jaisalmer et les maharanas à Udaipur.

Que symbolise le lotus ?

Les symboles représentés par le lotus sont liés à la particularité de cette fleur qui s’épanouit en toute beauté à la surface des zones marécageuses sans être souillée par elles. Dans la mythologie hindoue, c’est la corolle d’un lotus émergeant du nombril de Vishnou qui abrite Brahma, le principe créateur, le lotus symbolisant ici la Genèse. Dans le Kundalini Yoga, les centres psychiques situés dans le corps sont représentés comme des lotus; Symbole aussi de l’épanouissement spirituel, il sert de siège à de nombreuses divinités.

Les mariages hindous sont-ils encore arrangés ?

La plupart des mariages en Inde sont encore arrangés par les parents et il arrive souvent que le fiancé ne voit sa promise que le jour du mariage. Et même si toute discrimination basée sur le religion ou la caste est illégale, les mariages se font à l’intérieur d’une même caste. Dans les métropoles, cette situation tend à changer et garçons et filles peuvent se fréquenter. La proposition de mariage provient toujours des parents de la fille qui font généralement appel à un intermédiaire. Avant les fiançailles, il est nécessaire de vérifier la compatibilité des thèmes astrologiques du garçon et de la fille, sinon le mariage risquerait d’être un échec. Le prêtre fixe, le mois, le jour et l’heure propices aux noces en tenant compte de l’influence des astres. La cérémonie du mariage a lieu chez la fiancée. Le futur époux est accueilli par la famille de la fiancée sur le pas de la porte et l’on accomplit alors le rituel du seuil (dwara puja) : une marque rouge est apposée sur le front du jeune homme devant lequel sont agitées des lampes allumées (offrande des lumières). Les futurs époux s’assoient côte à côte devant un feu sacré en présence du prêtre, des parents et des proches. Pendant que sont chantées les prières sacrées, le père joint la main de sa fille à celle du jeune homme. Dans feuilles de henné sont écrasées dans leurs mains; Celles-ci sont ensuite recouvertes d’une étoffe entourée d’un fil. Le mariage reçoit sa consécration définitive au moment où les jeunes mariés effectuent sept fois le tour du feu sacré qui représente le dieu Agni, modèle de sincérité et d’honnêteté. Le lendemain après une cérémonie d’adieu, le marié retourne à sa maison avec son épouse pour commencer une nouvelle vie. Notons pour terminer que la charge de tous les frais, de la dot à la somptueuse cérémonie nuptiale, incombe à la famille de la jeune fille; il n’est donc pas étonnant que des parents s’endettent jusqu’au cou pour marier leurs filles.

Pourquoi les vaches sont sacrées et pourquoi trainent-elles dans la rue ?

En Inde, nombre d’animaux sont sacrés (singe, cobra, taureau, paon), mais Gau Mata, la Mère Vache, les dépasse tous d’une bonne tête. D’après la mythologie, la huitième incarnation de Vishnou est Krishna qui fut élevé dans un milieu pastoral. Lorsqu’il surveillait son troupeau de vaches, il jouait de la flute pour les divertir; c’est pourquoi on le vénère aussi comme Gopal, le vacher. Il est également écrit dans les Puranas qu’une des merveilles  qui apparurent lors du barattage de l’océan de la création était justement Kamdhenu, la vache mythique qui exauce tous les désirs et les hindous identifient toutes les vaches à Kamdhenu. Une autre raison qui donne à la vache son caractère sacré est basée sur la croyance que les hindous ne peuvent atteindre le paradis qu’après avoir traversé une rivière mythique en tenant la queue d’une vache. Nandi, la vache véhicule de Shiva, a ses propres adorateurs. La vache est tellement importante pour les hindous que des groupes se sont même constitués pour demander que l’animal national de l’Inde, le tigre, soit remplacé par la vache;
Dans les temps les plus anciens, avant la circulation des pièces de monnaie, la richesse était déterminée par le nombre de vaches que possédait la famille. La vache était une monnaie d’échange contre des marchandises ou des services, présentée avec fierté en dote à l’occasion des mariages et cédée à contrecœur pour le paiement des impôts. Gau-dan, le don de vaches aux brahmanes, était une des pratiques les plus pieuses car elle garantissait le salut. Le lait de la vache est une source de nourriture importante pour la vaste population du pays. Mélangée à de la paille et aplatie en galettes, la bouse de la vache est toujours utilisée comme combustible par une grande partie de la population. Par son statut sacré, la vache a rarement été exploitée en Inde pour sa viande. La vache étant inviolable, lorsqu’elle ne produit plus de lait, il semble correct à son propriétaire d’abandonner cette créature infortunée à la rue plutôt que de l’envoyer aux abattoirs. Les hindous croient aussi que si une vache meurt dans une demeure, le propriétaire doit faire le tour de toutes les villes sacrées de l’Inde en pèlerinage pour racheter son péché. A son retour, il devra offrir un festin à tous les brahmanes de son village. Une fois dans la rue, notre vache ne manquera de rien, car chaque fois qu’un repas est préparé dans un foyer hindou, le premier roti (galette de blé complet) est offert aux animaux, aux vaches en particulier. Et, lorsque le pieux hindou aperçoit une vache dans sa rue, il l’attire à sa porte pour lui offrir les friandises préparées pour se concilier les dieux. Les jours de fête du calendrier hindou, on offre de l’herbe et des sucreries aux vaches vagabondes en acte de piété.

En quoi consiste une cérémonie de crémation à Manikarnika, le « ghat ardent » de Varanasi ?

A Varanasi, deux ghats sont consacrés aux crémations : Harishchandra, le plus petit, est un des plus anciens ghats de Varanasi, Manikarnika (*), le plus important, est le lieu préféré des hindous pour se faire incinérer. Manikarnika (mani = bijou et karnika = provenant des oreilles) marque l’endroit où les boucles d’oreille de Shiva sont tombées. Depuis que ce lieu a été sanctifié par Vishnu et Shiva, les crémations ont ici une signification spéciale parce qu’elles permettent de libérer l’âme des défunts du cycle des naissances et renaissances.

Chaque jour, environ 150 crémations s’y déroulent. Outre ces deux ghats de crémation, les personnes sans ressources peuvent se faire incinérer dans le crématorium « électriques » proche des ghats (ouverture d’un second crématorium en 2012). Une incinération « moderne »coûte moins de 300 roupies alors qu’une crémation traditionnelle coûte plus de 300 euros, … mais la libération de l’âme n’a pas de prix.
Généralement le corps est lavé avec de l’eau du Gange, parfumé, enrobé dans un tissu blanc (rouge pour les femmes) et porté par les hommes à travers les ruelles de la vieille ville jusqu’au terrain de crémation, sur un brancard de bambou, tandis que l’on psalmodie les mots « Ram nam satya hai : Rama est la vérité ». Les femmes ne sont pas présentes.

Lorsque le cortège funéraire atteint le lieu de crémation, le corps est remis aux « Doms » ou gardiens. Ces derniers, qui appartiennent à la plus basse caste du système hindou, indiquent à la famille la quantité de bois qu’ils doivent acheter (généralement 300 kg) et construisent le bûcher à partir des  immenses tas de bois qui s’empilent au sommet du ghat. Chaque bûche est pesée pour calculer le prix du bûcher; chaque essence a son prix, le bois de santal étant le plus coûteux. Dans les milieux pauvres, les funérailles peuvent être une source d’endettement car le bois du bûcher revient cher. Aussi, certaines familles hindoues nécessiteuses livrent à la rivière le cadavre à moitié consumé, faute d’une quantité suffisante de bois. Les familles des villages environnants arrivent souvent l’après-midi avec leur propre bois.

Le corps du défunt est plongé dans le fleuve afin de le purifier puis il est laissé à sécher sur les marches du ghat avant d’être déposé sur le bûcher. Le fils ainé (ou en son absence l’homme le plus âgé de la famille), qui a la tête totalement rasée et porte des vêtements blancs, fait cinq fois le tour du bûcher dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (symbole du retour du corps vers les cinq éléments de la nature). Il achète alors le feu sacré auprès du Raja Dom (le roi des Doms) et allume le bûcher. Les membres de la famille attendent que le corps soit réduit en cendres ce qui peut prendre trois heures. L’explosion du crâne symbolise la libération de l’âme du défunt. Après que le corps soit complètement brûlé, les cendres encore fumantes sont collectées par les Doms et répandues dans le fleuve sacré. La période du deuil dure 12 jours pendant lesquels les parents et amis viennent présenter leurs condoléances à la famille.

En ce qui concerne les hindous qui n’ont pas été incinérés sur les bords du Gange, leurs cendres sont collectées le jour suivant par les membres masculins de la famille afin d’être répandues dans le Gange ultérieurement.

Les enfants en dessous de 10 ans ne sont pas incinérés parce qu’ils sont considérés comme immatures; ils sont immergés dans le fleuve avec une pierre attachée à leur corps. Les femmes enceintes ne sont pas incinérées, car le bébé qu’elles portent n’est pas encore formé. Les saddhus et yogis eux aussi ne sont incinérés mais immergés dans l’eau.

A noter : vous pouvez assister aux crémations; il y aura toujours un guide pour vous accompagner près des bûchers ou vous conduire à un étage supérieur d’où vous pourrez mieux voir, et pour vous demander ensuite une contribution au paiement du bois (montant à votre appréciation). Les photos sont normalement interdites, mais lors de notre passage, le soi-disant responsable du « mouroir » proche du ghat nous a proposé de photographier librement moyennant une somme prohibitive. Après avoir refusé cette proposition, un photographe soi-disant autorisé s’est présenté à nous pour prendre quelques photos des bûchers avec notre appareil moyennant une centaine de roupies.

Comment reconnaître un shivaïte et vishnouïte ?

Le shivaïte appose sur son front deux ou trois lignes blanches horizontales souvent coupées au milieu par un signe ovale représentant le troisième oeil de Shiva ou bien une courbe ou une pointe dont le sommet est orienté vers le haut symbolisant le feu (symbole de Shiva). Le trident ou le croissant de lune sont également portés par les dévots de Shiva.  Le vishnouïte se reconnait aux lignes verticales qui peuvent comporter en leur centre un point ou un petit cercle. D’autres marques comme le triangle ou le cône dont la pointe est tournée vers le bas symbolisent l’eau (symbole de Vishnou).

Quelle est la signification de la marque de couleur que les hindous portent sur le front ?

Il ne faut pas confondre tilak et bindi : les femmes indiennes portent un bindi comme décoration cosmétique alors que les hommes s’ornent le front d’un tilak en signe de leur croyance religieuse.

Les hindous accordent une grande importance au point entre les sourcils. Depuis les temps les plus anciens, ils ont coutume d’apposer une marque à cet endroit. C’est là que se situe le sixième chakra, l’un des centres psychiques les plus importants du corps. C’est aussi là qu’est situé le « troisième oeil » ou « oeil de la connaissance » dont l’ouverture signifie l’union de l’inconscient avec le conscient où toute dualité est abolie. Le fait d’apposer une marque ou tilak à cet endroit signifie que l’on désire ouvrir le troisième oeil. Le tilak est apposé au début de tous les rituels et cérémonies hindous mais aussi lorsqu’on reçoit des invités et qu’on leur dit adieu. La marque est généralement faite avec de la poudre vermillon préparée avec du curcuma, de l’alun, du camphre, de l’iode, de la pâte de santal, …

Le bindi est une marque qui orne le front des femmes hindoues. Les femmes mariées arborent leur statut matrimonial en s’appliquant un trait de sindoor, une poudre de vermillon, dans la raie des cheveux ou un bindi rouge au milieu du front. On trouve maintenant des bindis autocollants de toutes tailles et toutes couleurs que les femmes mariées peuvent assortir à leur sari. Les veuves n’ont pas le droit de porter des ornements et des marques distinctives sur le front.

 

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