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Renaissance de la peinture :

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La "Haute Renaissance" fait référence aux arts de la Rome papale, de Florence et de la République de Venise entre 1500 et 1530.

Avec la peinture de la Renaissance, l'art occidental atteint son apogée. La transformation de l'image du monde par les sciences naturelles et les grandes découvertes, les tensions religieuses et politiques ainsi que les troubles sociaux se reflètent dans la peinture. Le réel et l'idéal, le profane et le sacré, le mouvement et le repos, l'espace et la surface, la ligne et la couleur se réconcilient dans une bienfaisante harmonie.

C'est Léonard de Vinci qui franchit le pas décisif en abolissant l'équilibre entre la ligne et la couleur au profit de la modulation chromatique des contours. Raphaël et Michel-Ange suivent ses traces et créent des formes artistiques qui seront des modèles pour toute l'Europe.

Pendant le XVe siècle, c'est Florence qui fut le centre incontesté du renouvellement des arts en Italie. Vers 1500, le centre de gravité de l'art italien se déplace vers Rome et Venise. Les raisons décisives ont sans aucun doute été en première ligne politiques et sociales. La chute des Médicis en 1494 et le gouvernement du moine dominicain aux visions apocalyptiques Savonarole (1452-1498) mirent un terme brutal à l'épanouissement culturel qui avait trouvé son apogée sous Laurent le Magnifique (1449-1492). Après l'exécution de Savonarole en 1498, Florence devint l'enjeu de puissances rivales jusqu'au retour des Médicis en 1512. C'est très exactement dans les deux décennies qui virent naître les oeuvres maîtresses de l'art classique que les inspirateurs et les mécènes manquèrent à Florence. C'est surtout la papauté qui entendait à présent restaurer Rome dans sa position de centre culturel de l'Occident. Avec la nomination de Bramante à la direction des travaux de construction de la nouvelle église Saint-Pierre en 1504, avec celle de Michel-Ange pour la réalisation du tombeau de Jules II en 1505 et avec l'installation de Raphaël à Rome en 1509, la prédominance de Rome dans l'art italien est momentanément assurée.

Léonard de Vinci - L'Ultima Cena, 1495-1497 Dans la peinture, Léonard de Vinci est le seul artiste à concilier les deux tendances au plus haut niveau; La Cène du réfectoire de Santa Maria delle Grazie comporte différents systèmes de perspective, elle est pensée jusqu'aux moindres détails. Léonard remplace de plus en plus la ligne de contour et de démarcation - c'est à dire le dessin - par la modulation chromatique; les tranhsitions entre les figures et les objets se font fluides. L'espace n'est plus actualisé principalement par l'emploi de la perspective mathématique, mais par l'éclaircissement des couleurs et la dissolution progressive des contours.
Les oeuvres maîtresses de la Renaissance - en Italie, la Cène de Léonard de Vinci, l'Ecole d'Athènes de Raphaël, la Vénus endormie de Giorgone - communiquent un sentiment d'évidence et d'aboutissement qui ne permet plus aucune évolution et aucun développement.

Raphaël, dont l'oeuvre est considérée comme l'incarnation la plus pure de tous les idéaux de la Renaissance, atteint et fixe une fois pour toutes l'apogée de la haute Renaissance dans les fresques de la chambre de la Signature (1509-1511).

Raphaël - La Scuola di Atene (Stanza della Segnatura), 1509-1510
Titien - Venere di Urbino, 1538 Venise invente une expression lumineuse et colorée, plus sensuelle que celle de Florence, plus intime que celle de Rome. Giovanni Bellini fonde cette lignée de peintres vénitiens. L'art de Titien achève la synthèse du naturalisme, de la culture classique dominée par la pensée néo-platonicienne et des aspirations nouvelles vers une manière somptueuse et luministe, aux vastes effets spaciaux.
L'oeuvre la plus difficile à classer dans les normes idéales de la Haute-Renaissance est celle de Michel-Ange, exception faite des sculptures qu'il réalise à 30 ans à peine (par exemple, son David, 1501-1504). Dès l'époque de la décoration de la chapelle Sixtine (1508-1512), il fait éclater le cadre de la Haute-Renaissance : chaque partie du gigantesque cycle a son propre système de perspective, les contrastes d'échelle (par exemple, entre les sibylles et les prophètes, les adolescents et les figures de la Genèse) effacent toute impression d'avoir affaire à un ordre achevé. Dans les figures d'adolescents, les "ignudi", Michel-Ange déborde complètement les cadres formel et sémantique de la tradition iconographique. Michel-Ange - La Creazione di Adamo (particolare della Volta della Cappella Sistina), 1510
Léonard de Vinci - Sant'Anna, la Madonna, il Bambino e San Giovannino, 1501 Dans ses dernières oeuvres, l'ainé de la triade de la Haute-Renaissance italienne, Léonard de Vinci, franchira lui aussi la frontière entre Haute-Renaissance et Renaissance tardive en mettant ses figures et ses objets comme derrière un voile en dissolvant les contours au profit de transitions chromatiques, technique que Vasari a appelée le "sfumato" (enfumé).

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Bellini, Giovanni (1430-1516)
Peintre vénitien, membre le plus important d'une des grandes familles de peintres de la Renaissance, il eut une grande importance pour la peinture vénitienne du XVIe siècle.. Il est le beau-frère de Mantegna. Il fut le maître de Giorgone et de Titien

Léonard de Vinci (1452-1519)
A la fois peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et scientifique. La passion qu'il vouait à la connaissance et à la recherche scientifique transparaît nettement dans son œuvre artistique et théorique. Avec sa Cène réalisée à Milan en 1495-1498, il pose les bases de l'art de la Haute Renaissance. Il se tourne vers la modulation chromatique, résuisant les contours et les délimitations.

Giorgione (1478-1510)
Peintre vénitien, élève des Bellini, initiateur de la peinture dite bucolique. Son oeuvre majeure est la Vénus endormie.

Bartolomeo, Fra (1472-1517)
Peintre florentin, dont les œuvres établissent un compromis entre la conception de la peinture selon Léonard de Vinci et les canons du classicisme monumental fixés par Michel-Ange.

Sodoma, le (1477-1549)
Son œuvre symbolise la transition entre la fin de la Renaissance et le début du style maniériste. Dès 1501, il se rendit à Sienne puis, succédant à Signorelli, s'attacha à la réalisation des fresques du monastère de Monte Oliveto Maggiore (1505-1508) où il retraça les Scènes de la vie de saint Benoît.

Raphaël (1483-1520)
Elève du Pérugin, il s'installe à Florence en 1504 où ses peintures de Madone le rendent célèbre. En 1508, il est appelé à Rome par Jules II qui lui commande la décoration des Stanze au Vatican. A la villa Farnésina, il peint Le Triomphe de Galatée. Son style est l'aboutissement du classicisme. Parmi ses tableaux, citons La Belle Jardinière (1507), La Transfiguration (1517-1520), Léon X et deux cardinaux (1518-1519). De Bramante, le peintre Raphaël qui lui succède à Saint-Pierre en 1514, retient surtout la leçon d'harmonie et de grandeur classicisante, en particulier dans les églises en croix grecque (Saint-Eloi des Orfèvres). Mais le peintre réapparaît dans le traitement polychrome des surfaces (chapelle Chigi à Sainte-Marie du Peuple)

Lotto, Lorenzo (1480-1556)
Peintre vénitien dont l'œuvre empreinte de pathétique est caractérisée par un grand nombre de portraits de personnages à l'humeur rêveuse et mélancolique.

Andrea del Sarto (1486-1530)
Peintre florentin de la haute Renaissance, dont la renommée repose principalement sur une série de fresques retraçant la vie de saint Jean-Baptiste, réalisée pour le cloître du Scalzo à Florence.

Corrège (1489-1534)
Peintre émilien, élève de Mantegna à Mantoue, célèbre pour ses travaux sur les voûtes et les plafonds. Il travaille surtout à Parme. Avec lui, le XVIe siècle italien entre déjà dans l'art baroque.

Michel-Ange (1475-1564)
Artiste de la Renaissance italienne dont l'œuvre de sculpteur, d'architecte, de peintre et de poète marqua durablement l'histoire de l'art occidental. En 1448, il est l'élève de Ghirlandaio et collabore aux fresques du choeur de Santa Maria Novella à Florence. Il étudie ensuite les sculptures antiques de la collection des Médicis dans les jardins de Saint-Marc. Il s'impose rapidement avec la Pietà (1499, Saint-Pierre de Rome) et le David (1501-1504, Galerie de l'Académie à Florence). Ce dernier, placé devant le Palazzo Vecchio, consacre la réputation de l'artiste. En 1508, Jules II lui commande la décoration de la voûte de la chapelle Sixtine, terminée en 1512. Il travaille au tombeau de Jules II après 1515 pour lequel il sculpte les Esclaves (galerie de l'Académie). Il sculpte ensuite le Moïse (1524, Saint-Pierre aux Liens à Rome). De retour à Florence, il conçoit la façade de Saint-Laurent et les tombeaux de Laurent et julien de Médicis (1526-1533). En 1536, il retourne à Rome pour peindre la grande fresque du Jugement dernier à la chapelle Sixtine. Il consacre la fin de sa vie à l'architecture à Rome en concevant la place du Capitole, et à partir de 1547, en assurant la direction du chantier de Saint-Pierre qu'il couronne de sa coupole.

Titien (1490-1576)
Peintre vénitien, dont le rôle fut primordial dans le développement de l'école vénitienne du Cinquecento. Il acquiert une gloire européenne, renforcée par sa rencontre avec Charles Quint, qui lui confère les titres de comte palatin et chevalier de l'Eperon d'or.

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Michel-Ange (1475-1564)

Renaissance de la sculpture

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Bramante (1444-1514)
Sangallo, Giuliano da (1445-1516)
Sangallo le Jeune (1483-1546)
Raphaël (1483-1520)
Michel-Ange (1475-1564)
Sansovino (1486-1570)

Renaissance de l'architecture


Bibliographie

Histoire des arts, Hervé LOILIER, 1996
La peinture de la renaissance, Manfred Wundram, 1997
La renaissance italienne, Jean-François BOISSET, 1996