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![]() | Art plastique par excellence, la sculpture plaît aux florentins, qui aiment modeler la forme de l'espace. C'est de la sculpture que l'imitation de l'Antiquité s'exerce le plus et le plus tôt. Les sculpteurs en reprennent les thèmes : nu viril, portrait en buste, statue équestre, et au début du XVIe siècle, nu féminin et cistume à l'antique. Ils retrouvent aussi les techniques de la taille du marbre et de la fonte du bronze. Au XVe siècle, les sujets restent presque toujours religieux. Le début du XVIe voit naître une sculpture profane. Donatello est la personnalité la plus forte. Son art s'oriente vers un naturalisme expressif et tourmenté. Son inclination à faire de la sculpture le moyen d'une expression de ses tourments personnels l'éloigne de l'esthétique de la Renaissance. Elle fait de lui une préfiguration de Michel-Ange et l'un des premiers artistes modernes. Ghiberti, Luca della Robbia et Verrochio marquent également fortement Florence de leur empreinte. |
![]() | Le classicisme en sculpture se caractérise par une imitation plus rigoureuse des modèles antiques, favorisée par une parfaite maîtrise des moyens mis au service d'un idéal d'harmonie et d'équilibre. Sansovino, les Lombardi et les nombreux sculpteurs qui oeuvrent en ce sens sont cependant éclipsés par le génie de Michel-Ange qui n'est pas vraiment classique. Il introduit tension et mouvement dans ses oeuvres. Hymne à l'énergie créatrice, elles accusent un dynamisme, une fougue et une violence qui les éloignent du classicisme. A partir de 1520, son génie s'impose à Florence puis à Rome et détermine les orientations nouvelles dans tous les arts. Dramatisation, mouvement et énergie tourmentée, caractéristiques de son oeuvre, se retrouvent dans la plupart des créations de ses successeurs. Mais il reste inégalable dans la parfaite alliance du style et du sentiment. Chez lui, la "manière" est subordonnée à l'émotion, et ne se substitue jamais à elle. Sa sculpture traduit les tourments d'une âme en proie à des aspirations contradictoires. Son art se fonde avant tout sur sa souffrance personnelle, qu'il traduit en formes contorsionnées et puissantes. Cette modernité nous touche immédiatement. |
![]() | Elle porte au plus haut point la recherche du mouvement dans les oeuvres. Pour parvenir à leurs fins, les sculpteurs affectionnent la torsion des corps et privilégient les formes torsadées qui incitent le spectateur à tourner autour de la statue pour en découvrir tous les aspects, impossible à saisir en un seul regard. L'obsession d'une sculpture belle sous toutes ses faces provient de cette époque qui met les problèmes de style au dessus des problèmes d'expression. Le nu féminin est un thème qui se développe. Avec un érotisme non dissimulé, les corps ondulent et adoptent des poses provoquantes mais élégantes. La petitesse des têtes, coiffées en chignon de longues nattes entremêlées de perles et de rubans, la mignardise des mains et des pieds, confèrent une étrange noblesse aux nymphes ruisselantes des fontaines. La sculpture maniériste délivre un message purement esthétique et sensuel. Elle s'offre comme délectation aux sens et se propose comme modèle esthétique à l'esprit |
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Ghiberti, Lorenzo (1380-1455) |
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Donatello (1386-1466) |
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| Della Robbia, Luca (1400-1482) Sculpteur et céramiste florentin, il est l'auteur de la Cantoria (1431-1437) et de la porte en bronze de la cathédrale de Florence en 1446. Il est le créateur de la sculpture en terre cuite émaillée polychrome. Son neveu Andrea (1435-1525) continuera cette tradition. | |
| Verrocchio (1435-1488) Artiste florentin figurant parmi les plus grands sculpteurs du début de la Renaissance. Il dirigea l'un des ateliers les plus importants, où il eut comme élèves le Pérugin, Botticelli et Leonard de Vinci. Ses sculptures les plus célèbres sont le David (1476) au Bargello et la Colleone de Venise. |
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Michel-Ange (1475-1564) |
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Cellini, Benvenuto (1500-1571) |
Bibliographie
Histoire des arts, Hervé LOILIER, 1996
La renaissance italienne, Jean-François BOISSET, 1996