An Mil - IntroductionAn Mil - Chronologie (XIe et XIIe siècles)
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La Société

L’Europe occidentale est en pleine expansion : la population s’accroît (50 millions d’habitants, dont 15 millions en France). Neuf européens sur dix habitent la campagne. Ils peuplent 100.000 villages isolés les uns des autres par des friches et des forêts.

Si l’on constate un morcellement du territoire en une multitude de seigneuries, les liens de vassalité créent des obligations réciproques, réseau de fidélité dans une hiérarchie pyramidale au sommet de laquelle se trouve le roi. La classe montante des chevaliers se révèle partie prenante tant au combat que dans le progrès économique

La paysannerie, qui vivait jusque là en habitat dispersé, se regroupe autour du château seigneurial qui assure sa protection.

Aux abord de l’An Mil, cette paysannerie connaît un mieux être : meilleure maîtrise de l’énergie animale, meilleures récoltes, développement des techniques d’irrigation et des moulins hydrauliques, …

Le peuple chrétien, n’étant plus obnubilé par le souci de sa survie terrestre, peut enfin se préoccuper de son salut éternel.

L'Eglise

Dans une Europe instable et divisée, le seul facteur de cohérence semble être l’Eglise. Elle affirme son autorité sur une société complexe mais régie par l’ordre féodal.

Le XIe siècle est marqué par le Réforme Grégorienne initiée par les papes Léon IX et Grégoire VII. Des conciles de paix visent à freiner les exactions des chevaliers et assurer la protection des civils, interdire toute activité guerrière les jours saints. C’est la " Paix de Dieu ". L’Eglise parvient ainsi à limiter les luttes intestines entre seigneurs en imposant des trêves de plus en plus longues.

S’élabore ce qui sera la clé de voûte de la société jusqu’à la Révolution Française, à savoir l’idéologie des trois ordres voulus par Dieu : " ceux qui travaillent ", " ceux qui combattent " et " ceux qui prient ".

Les abbés, issus de l’aristocratie, conservent leurs liens avec la féodalité et accueillent au sein des écoles monastiques, les enfants de la noblesse. L’imbrication des pouvoirs civils et religieux conforte l’Eglise et sa place à la tête du renouveau culturel, social et politique.

Soutenu par l’Eglise et les ordres monastiques, l’art roman a essentiellement un caractère religieux. Ainsi, les moines noirs de l’ordre de Cluny fondé en 910 seront les grands bâtisseurs du roman en Europe.

De grandes figures d’abbés participent à cette renaissance intellectuelle : Odilon de Cluny, Guillaume de Volpiano, Oliba en Catalogne.

D’autres ordres, à l’image des cisterciens, se dissocieront de la tendance dominatrice de Cluny et à partir des années 1130 exprimeront leurs principes de pureté et d’austérité dans leur propre architecture, comme en témoignent les abbayes de Fontenay, Sénanque, ou Silvacane.

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