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AN
MIL ART ROMAN GALLERIES PHOTOS RESSOURCES |
Lorsquau 4e siècle,
le christianisme devient religion officielle, on entreprend lédification
de bâtiments adaptés au nouveau culte.
Il ne sagit pas de concevoir des réceptacles à image divine, mais dabriter lensemble des croyants (le mot église, du grec ekklesia, signifie assemblée). On choisit un modèle tout à fait neutre , la basilique. Sorte de marché couvert, fréquent sur tous les forums romains, elle servait à toutes sortes de réunions publiques (commerce, justice, ). Elle consistait en une grande salle rectangulaire dont le toit charpenté était supporté par deux colonnades intérieures et présentant, au fond, une abside semi-circulaire où siégeaient les magistrats. On trouve encore à Rome des « basiliques paléochrétiennes » très proches de leurs modèles profanes. Après la nuit du haut Moyen-Age, à lorée du XIe siècle, une innovation allait amener à abandonner la structure basilicale. On imagina en effet de bâtir une tour, qui rappelle les minarets des mosquées, portant des cloches pour appeler à la prière. Mais cela avait un inconvénient : avant linvention des paratonnerres, dans un environnement de masures basses, le clocher attirait fréquemment la foudre, suivi dincendies dautant plus rapides que le toit de léglise devait être couvert de chaume. Il fallut donc remplacer le bois par la pierre, et, au cours des XIe et XIIe siècles, on inventa, un peu partout en Europe, de multiples manières de voûter un plafond. Les colonnes traditionnelles se révélèrent alors insuffisantes pour supporter un poids beaucoup plus important, on dut avoir recours à des piliers. Cest ainsi que naquit lart roman. Les architectes de lAn Mil sont les moines et principalement les bénédictins qui seuls ont les compétences nécessaires. Parmi eux, Guillaume de Volpiano fut lun des fondateurs les plus originaux de laventure romane. Ces architectes-moines sinspirent largement des réalisation romaines ; mais en matière despace, ils sont totalement novateurs et leur rêve de pierre atteint une intensité poétique et sacrée inconnue jusqualors en Europe.
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