Iguerande  

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Edifiée à la fin du 11e siècle, restaurée à plusieurs reprises, l'église d'Iguerande a conservé une grande pureté de lignes.

Elle est dite " à nef obscure ", c'est-à-dire dépourvue de fenêtres hautes (comme Varenne l'Arconce). De plan cruciforme, elle comporte une nef principale à trois travées, flanquée de deux bas-côtés, un transept saillant, une triple travée de chœur, une abside centrale et deux absidioles semi-circulaires en retrait. Les travées de la nef sont voûtées en berceau plein-cintre, séparées par des arcs doubleaux à double rouleau. Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes et communiquent avec la nef par de grandes arcades en plein-cintre.

Au dessus de la croisée s'élève une coupole octogonale sur trompes qui soutient le massif clocher. Les piliers sont surmontés de chapiteaux sculptés ornés de motifs végétaux ou de personnages fantastiques. La nef et seulement éclairée par une grande fenêtre en plein-cintre ouverte au-dessus du portail occidental. L'éclairage de l'église est fourni par une quinzaine de fenêtres en plein-cintre. Les trois fenêtres de l'abside sont encadrées par une série d'arcades retombant sur des colonnettes ornées de chapiteaux sculptés.

Le clocher de plan carré comporte deux étages de baies, séparés par une corniche. L'étage supérieur est le plus orné, il est percé sur chaque face de deux baies géminées. Couvert dune pyramide à faible pente, sa silhouette rappelle Saint-Martin-d'Ainay à Lyon.

Au sud, le mur gouttereau est renforcé par d'énormes contreforts modernes qui ont pour but d'empêcher le glissement de l'édifice.

Le portail occidental est surmonté d'un tympan nu, encadré par une archivolte composée d'un gros tore retombant sur deux colonnes à bases et chapiteaux sculptés, ornés de motifs végétaux et notamment de grenades, fruit de l'immortalité.