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L’Union Indienne de 1947 à nos jours

A partir de 1947, l’Inde est gouvernée pendant vingt ans par le parti du Congrès et son chef, Jawaharlal NehruW, premier ministre jusqu’à sa mort en 1964. Sa politique extérieure, dans le contexte de guerre froide, est marquée par le non-alignement. Il engage son pays sur la voie du « socialisme démocratique » avec une économie mixte à fort secteur public, guidée par un système de planification. Une vaste industrie lourde est créée. Les équipements publics se multiplient (barrages, irrigation, réseaux de communication et de transport, écoles, hôpitaux, …). On encourage la modernisation agricole qu’amplifiera son successeur, Lal Bahadur ShastriW (1964-1966), avec la « révolution verte » qui rendra l’Inde auto-suffisante dans les années 1970 malgré une forte augmentation de sa population (450 millions vers 1950, 685 millions en 1980).

CachemireUn conflit armé éclate en 1947 avec le Pakistan à propos de l’État princier du Kashmir, que les deux pays revendiquent. Un cessez-le-feu organisé par l’ONU intervient en 1949. Après plusieurs guerres le problème n’est toujours réglé actuellement.

 

 

 

 

 

 

L’Inde après Nehru connaît de graves tensions sociales et religieuses et traverse plusieurs crises politiques. Elle s’ouvre à partir des années 1990 aux capitaux étrangers et à la mondialisation.

Indira GandhiW, le fille de Nehru, devient Premier ministre en 1967. Cette époque marque la fin de la domination absolue du Congrès sur la scène politique. Les partis de droite et les mouvements révolutionnaires progressent. Elle fait abolir les privilèges princiers des souverains dont les territoires ont été intégrés, lors de l’indépendance, à l’Union indienne. Elle soutient militairement les insurgés du Pakistan oriental qui obtiennent ainsi leur indépendance. Mais en 1975, suite un puissant mouvement de contestation, elle proclame l’état d’urgence (100.000 personnes sont arrêtées) et ne le lèvera qu’en 1977. Le parti du Congrès perd lors les élections face à une coalition que se désagrègera très vite. Les élections de 1980 ramène Indira Gandhi au pouvoir.

En 1980, les nationalistes hindous créent un nouveau parti, le Bharatiya Janata PartyW (BJP « parti du peuple indien »). Des révoltes éclatent en Assam et au Punjab où des sikhs nationalistes réclament la création d’un État sikh. La crise se transforme en guerre civile faisant plus de 10.000 morts. L’armée indienne donne l’assaut en juillet 1984 au temple d’or d’Amritsar, principal lieu saint des Sikhs. Trois mois plus tard, Indira Gandhi est assassinée par ses gardes du corps sikhs.

Rajiv GandhiW, fils d’Indira, devient Premier ministre en 1984 mais le parti du Congrès est battu en 1989 par une  nouvelle coalition. Rajiv Gandhi est assassiné, en 1991 par des rebelles tamouls sri-lankais. Le Congrès revient au pouvoir en 1991 avec Narasimha RaoW et se lance dans d’importantes privatisations et dans une ouverture aux capitaux étrangers. Autour de 5% entre 1991 et 2000, la croissance passe à 8% entre 2000 et 2006.

En 1992, la destruction par des extrémistes hindous de la mosquée d’Ayodhya, pour la remplacer par un temple dédié à Rama sur son lieu légendaire de naissance, cause d’importantes émeutes et la mort de plus de 1500 personnes dans tout le pays.

En 1998, le parti nationaliste hindou, BJP, accède au pouvoir. Le Premier ministre Atal Bihari VajpayeeW poursuit le politique de libéralisation économique et mène une politique de fermeté face au Pakistan et à la guerilla séparatiste au Kashmir. L’Inde procède en 1998 à 5 tirs nucléaires.

En 2004, le Congrès remporte à nouveau les élections et le Premier ministre Manmohan SinghW lance un programme de lutte contre la pauvreté et de développement des infrastructures.